Quentin et Aude dans la Angeles National Forest

Depuis que nous sommes arrivés ici, on n’avait pas encore pris le temps de faire véritablement les touristes et de découvrir les alentours de Pasadena. On avait bien programmé des activités extérieures avant ce weekend, mais, pas de chance pour nous, notre nouvelle patrie voulant nous saluer comme bon se doit, elle avait programmé un temps “à la belge” pour les deux malheureux jours où nous avions prévu de partir gambader… Maintenant que nous nous sommes acclimatés, la Californie nous offre son plus bel atour: un soleil resplendissant. C’est sous ces auspices radieux que nous nous sommes aventurés dans la Angeles National Forest. A-t-on dû faire beaucoup de route pour aller jusque là? Pas du tout: à une dizaine de minutes en voiture de chez nous se situe le JPL (où travaille Quentin – pour ceux qui n’auraient pas suivi 🙂 ), et comme on l’a déjà dit, celui-ci se trouve au pied d’une chaîne de montagnes. Après plus d’un mois ici, il était grand temps que nous nous aventurions dans cette contrée sauvage qui nous lorgne tous les jours. Trêve de divagation – samedi donc, nous voilà partis au Arroyo Seco Canyon, moi munie de mon appareil photo, et Quentin muni de sa tenue de jogging. En effet, notre sportif du dimanche samedi a le semi-marathon de Pasadena à préparer et les reliefs ici ne correspondent pas vraiment à ceux de notre plat pays… C’est ainsi que, pendant que monsieur suait sang et eau (et c’est là que mes narines furent ravies de savoir que le trajet du retour durait seulement quelques minutes), je marchais le nez en l’air au milieu des fourrés. Enfin, fourré n’est pas vraiment le mot de vocabulaire adéquat, car vous vous doutez bien qu’en s’appelant Arroyo Seco Canyon, l’endroit n’est pas des plus touffus. Il n’empêche qu’une petite rivière (qu’on appellerait plutôt ruisseau chez nous) y coule paisiblement et permet à la végétation d’y pousser tranquillement. La balade était vraiment jolie et agréable: la première moitié se faisait dans un sous-bois qui apporte une fraîcheur certaine lors des chaudes journées d’été (en plein mois de décembre, il ne fait qu’une petite vingtaine de degrés ici et, en fin d’après-midi, mon pull était plutôt le bienvenu). Par la suite, nous nous retrouvons sur un sentier plus exposé pour terminer la (très) légère ascension vers le Brown Mountain Dam (ou barrage de la montagne brune) qui, en soi, ne vaut pas franchement le détour. D’après les personnes que j’ai croisées là-bas, il serait possible de s’y baigner en été.

A part quelques oiseaux, je n’ai pas eu la chance d’observer d’autres animaux. MAIS (oui, c’est un grand mais), dans le sous-bois, j’ai entendu des feuilles et branches mortes craquer sous le poids d’une bête sauvage. En scrutant attentivement la pénombre du sous-bois, j’ai aperçu dans l’entrelacs des nombreuses branches … un œil! Puis, tout au bout de cet œil, il y avait … une petite queue blanche qui remuait! Était-ce une biche ou un cerf? Hélas, je ne suis pas parvenue à résoudre ce mystère. Mon appareil photo a tout de même immortalisé quelques beaux paysages au détour de ces 13 kilomètres de marche.

Dimanche, il était plus que temps que nous nous immiscions dans un autre folklore local: la période de Noël! Avec ce ciel bleu en permanence, la féerie des fêtes de fin d’année ne se fait pas vraiment ressentir, et on en oublierait presque que, outre Atlantique, c’est la période du vin chaud et des bonhommes de neige. Pleins de bonnes intentions, nous étions donc partis à la recherche de la décoration idéale pour notre sapin. Comme les Américains aiment les choses flashy qui scintillent de mille feux et que nous, on n’est pas vraiment fan de tout ça, je m’étais renseignée pour nous trouver un magasin de déco sympa (Google is my friend); j’ai nommé “World Market”. Alors, ils avaient vraiment un tas de chouettes articles qui venaient des quatre coins du monde (la Belgique, son chocolat et ses bières y étaient d’ailleurs à l’honneur), mais les décorations de Noël étaient d’un kitsch… Du coup, on est ressortis avec un chariot rempli, certes, mais qui ne contenait qu’une malheureuse déco de Noël.

Et nous voilà repartis pour une nouvelle semaine de notre American life. Pendant que Quentin se donne à 150% au boulot, moi, n’étant pas (encore) autorisée à travailler, je continue à jouer à la desperate housewife. Heureusement, comme Caltech est une université fréquentée à plus de 60% par des étrangers, il y a beaucoup d’activités organisées pour les personnes “dans mon cas”. J’ai donc commencé à rejoindre l’un ou l’autre club pour occuper mes journées, le premier étant un cours d’anglais littéraire où l’on analyse des classiques de la littérature américaine. Je fais ainsi d’une pierre deux coups: je rencontre des personnes avec lesquelles je pourrai discuter d’un sujet qui me passionne et je retrouve matière à alimenter mon blog littéraire que j’ai quelque peu délaissé depuis que notre vie a changé.

Enfin, la vie de femme au foyer a parfois du bon pour Quentin quand, alors que j’étais partie faire une course, je découvre ceci à cinq minutes à pied de chez nous:

dsc_0051
Le futur QG de Quentin

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  1. Daddy says:

    Toujours aussi drôle et bien dans ton style :-).
    Super ta déco de Noël, hahaha !

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