Get your kicks on Route 66

Le weekend dernier, nous sommes allés voir l’océan ! C’était l’idée de ma cousine, Roxane, qui était de passage à Los Angeles chez ses grands-parents et qui connaît la région bien mieux que nous puisqu’elle y vient depuis qu’elle est toute petite. Pour profiter des plages californiennes, on a fait deux grands classiques : Santa Monica et Venice Beach. Ce qui est chouette, à cette époque de l’année, c’est qu’il y a peu de touristes. Ces plages, qui sont normalement bondées, étaient donc peu fréquentées malgré les 20°C qu’affichait le thermomètre, et nous avons pu nous balader tranquillement sur le sable entre les deux stations balnéaires. Le ciel ouaté inondait l’océan d’une palette de couleurs à couper le souffle ! Voici quelques clichés du spectacle qui s’offrait devant nous :

Santa Monica est aussi connue pour son pier (sa jetée) où se termine la Route 66. “Trop bien ! me suis-je écriée. On a donc foulé de nos pieds une portion de cette route mythique qui traverse les États-Unis d’est en ouest, de Chicago à Los Angeles !” Sauf que, au soir, en google-mappant (si, si,ça existe ;  c’est un néologisme made in Aude) un itinéraire depuis la maison, je me suis rendu compte que la Historic Route 66, elle passait aussi juste en bas de chez nous, sur Colorado Boulevard (ce même boulevard qui, quelques jours plus tôt, s’était paré de milliers de fleurs). Ce qui veut dire que, nos petits panards, ça fait plus d’un mois qu’ils gambadent dessus, et on ne l’avait même pas remarquée !

Le lendemain, nous sommes allés faire une petite balade de santé au nord de Santa Monica, au Temescal Canyon. Notre but ultime, c’était d’arriver au Skull Rock, soit le rocher en forme de crâne. Le sentier sillonnait les hauteurs de Los Angeles et offrait un  superbe panorama sur toute la région, de la côte Pacifique aux montagnes de San Gabriel ! Par contre, nous avons choisi le mauvais côté de la boucle pour commencer, car nous nous sommes retrouvés en plein soleil pour notre ascension, tandis que la descente s’est faite tranquillement à l’ombre du canyon. Avec 25°C, autant vous dire qu’on a eu chaud ! Mais pas autant que les Angelinos qui courent carrément le long de ces chemins caillouteux.

Le lundi, alors que Quentin était parti travailler et que la pluie était revenue (jusqu’à s’infiltrer dans notre lit… Vive les fuites dans le toit !), Roxane et moi sommes allées à la Mission San Gabriel. Il faut savoir que la Californie avait été épargnée par les colons jusqu’à la fin des années 1760. À partir de cette date, 21 missions espagnoles se sont établies près de la Côte Ouest. San Gabriel, construite en 1771, était la 4ème. Cette visite m’a particulièrement déplu, car on y faisait l’éloge des Conquistadors en omettant de mentionner leur cruauté envers les Indiens. Il y avait notamment un petit musée où l’on pouvait lire quelques “perles” sur le bien-fondé des missions. En voici un court texte :

En 83 ans … de 1769 à 1852 … 142 missionnaires franciscains passèrent en moyenne 16 années de service, soit 2269 années au total, à répandre la foi chrétienne et la civilisation hispanique auprès de quelque 100 000 Indiens, tout en s’occupant des besoins spirituels des conquérants espagnols et mexicains dans les presidios, les pueblos et les ranches. Quand ils parlaient de la Californie, les soldats et autres missionnaires l’appelaient « ce dernier recoin de la terre ». Pour beaucoup, cela représentait l’exil. Ce qui a été accompli ici, en se servant du matériel à portée de main et à l’écart de toute civilisation, a uniquement pu être accompli par des hommes dévoués. Tous étaient des pionniers souffrant d’être séparés des êtres chers restés dans la lointaine Espagne ou au distant Mexique. De 1771 à 1852, 68 Franciscains servirent ici, à San Gabriel, et la plupart vécurent dans ce qui est aujourd’hui ce musée historique.
À son âge d’or, la mission de San Gabriel était une ville miniature qui logeait, nourrissait, habillait et occupait des centaines d’Indiens. Là où, avant, il n’y avait que des champs vides, de grands bâtiments ont été construits par les natifs, sous la supervision des padrés. L’église n’était qu’une partie d’un complexe constitué de magasins, d’entrepôts, d’habitations, d’infirmeries, de cuisines et de salles à manger.

C’est donc une visite que je ne conseillerais pas, à moins que vous désiriez voir par vous-mêmes à quel point le mal qui a été fait aux Indiens est, aujourd’hui encore, largement passé sous silence.

Heureusement, nous avons fini la journée sur une note plus positive en allant nous balader au LA County Arboretum & Botanic Garden, à Arcadia. Ce parc regorge de milliers de plantes venant des quatre coins du globe : on y trouve un jardin africain, un autre australien ou encore une forêt préhistorique. C’est un chouette endroit, où l’on peut même emporter son pique-nique, à déguster sur les grandes pelouses au centre du parc ou sur un des nombreux bancs à l’ombre d’un arbre exotique. Une oasis de verdure en pleine zone urbaine que j’ai appréciée, et où j’ai emmené Quentin dès ce weekend.

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  1. Daddy says:

    Topissime ! Surtout ne t’arrête pas !!!

    Liked by 1 person

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