Long Time No See

Cela fait un bon mois que nous n’avions plus publié sur le blog, non pas parce que nous ne voulions plus partager nos aventures avec vous ou que notre vie américaine était devenue monotone, mais parce que l’auteure attitrée de ce blog (aka myself) était fort occupée. Eh oui, fini pour moi de jouer à la desperate housewife ; j’ai à nouveau une vie active ! Et tant mieux, car au bout de six mois passés à espionner par la fenêtre notre quartier bien rangé, je ne parvenais plus à récolter suffisamment de sujets de commérages à partager avec mon cher et tendre en fin de journée.
Alors que pour moi sonnait l’heure du retour à la réalité, pour Quentin, c’était celle du retour en Belgique – un épisode pour lequel vous savez certainement mieux que moi ce qu’il  s’y est passé. De toute façon, la seule chose qui importait pour moi, c’était qu’il me ramène du vrai chocolat ! Bon… peut-être pas, mais ça n’empêche que j’en avais bien besoin pour me consoler du fait qu’il a pu vous faire de gros poutous poutous, tandis que moi, je restais seule ici, loin de vous tous. (C’est le moment où on sort les violons, et où une petite larme vient scintiller au coin de vos yeux.) Je vous rassure, je n’ai tout de même pas passé ces dix jours à me morfondre 😉

Quand Quentin est rentré, nous avons profité d’un weekend plutôt calme, car le petit devait récupérer du décalage horaire (entre autres, car le jet lag n’était évidemment pas le seul responsable de la fatigue qu’il a accumulée entre la Belgique et ici). Quoi de plus relaxant que d’aller se balader en bord de mer ? (Le grand air, l’iode, le soleil, tout ça tout ça…) Notre choix s’est porté sur Venice Beach : si nos pieds nous avaient déjà emmenés le long du littoral très touristique, nous ne nous étions encore jamais aventurés dans le dédale de canaux qui sillonnent la petite bourgade. Et quelle ne fut pas notre surprise lorsque nous les avons découverts ! Bien sûr, cette cité balnéaire n’a pas de quoi faire pâlir la Serenissima dont elle tire son nom, mais il est agréable d’y flâner le long de ses cours d’eau rectilignes bordés de palmiers et de maisons proprettes aux couleurs tantôt éclatantes.

Le premier weekend de mai était quelque peu plus agité, avec un road trip dans le parc national le plus proche de Los Angeles – c’est-à-dire à 2h30 à l’est de Pasadena : le Joshua Tree National Park. Vous l’aurez compris, le symbole de ce parc est le Joshua tree, l’arbre de Josué. Ce qui a fait la renommée internationale de cette plante atypique, c’est l’album éponyme du groupe irlandais U2, sorti en mars 1987, soit il y a tout juste trente ans. (Pour les fanatiques, je vous laisse deviner où on sera le 21 mai prochain !) Pourtant, l’arbre qui orne la pochette de l’opus n’a pas du tout été photographié dans ce désert, mais près de la Vallée de la Mort, à environ 350 km de là. Et si on trouve des milliers de Joshua trees dans la partie nord ouest du parc, ailleurs, on n’en trouve aucun. Simplement parce que ces plantes sont caractéristiques du désert du Mojave, mais elles sont totalement absentes du désert du Colorado, qui s’étend plus au sud du parc, et qui offre une flore complètement différente. Pour notre première escapade dans ce parc, on s’est contentés de la partie nord, parce que nous voulions profiter un maximum des paysages et des trails qu’on peut y faire. En effet, même si l’on se trouve dans un désert, le panorama offert n’est en rien monotone. La raison, c’est l’activité sismique, évidemment, qui marque de son empreinte toute la Californie. Le Joshua Tree National Park est entouré de montagnes qui s’élèvent jusqu’à plus de 1770 mètres, et les plaines sont ponctuées de formations rocheuses particulières, appelées monzogranites. Comme l’explique le feuillet qu’on a reçu à l’entrée du parc, on a l’impression qu’un enfant géant s’est amusé à empiler ces blocs de roches de façon hasardeuse. Pourtant, ce sont bien les fissures engendrées par l’activité de la terre et l’érosion qui sont responsables de ces formations étranges.
Une quarantaine de hikes sont proposés aux visiteurs, certains longs de quelques centaines de mètres, tandis que d’autres font plus de vingt kilomètres. Nous avons décidé de faire des petites balades afin de pouvoir voir le maximum de paysages : un vieux barrage, le sommet d’une montagne, une oasis et une mine d’or abandonnée, voilà les points d’intérêt qui ont motivé nos choix. Même le temps s’est d’ailleurs montré très diversifié : nous avons commencé notre weekend sous le soleil et 25°C au thermomètre. À la tombée de la nuit, c’étaient des bourrasques de vent qui balayaient le désert et, le lendemain, nous avions perdu plus de dix degrés. Ce changement brusque de température nous a valu une pluie de grêles lorsque nous nous trouvions au beau milieu de nulle part, avec une végétation rase autour de nous qui ne nous permettait pas de nous abriter… Ironie de l’histoire, les rangers avaient pris soin de placer une pancarte au début du sentier pour nous avertir que certaines personnes étaient mortes d’hyperthermie… Bien sûr, c’est le genre d’aléa qui ne peut arriver qu’à Quentin et moi, et l’été dans ce désert y est caniculaire. Donc si on s’y rend pendant la haute saison, il faut évidemment penser à bien s’hydrater et à se protéger 😉

Ce weekend, c’était le hike mensuel avec le groupe des dépendants des post-docs. On est allés prendre le soleil à Henninger Flats, une balade d’une quinzaine de kilomètres à seulement dix minutes de chez nous (au départ de Eaton Canyon) qui, comme beaucoup d’autres dans la région, offre un joli panorama sur la vallée de San Gabriel, jusqu’à l’océan. Pour la petite histoire, William Henninger, qui résida là à la fin du XIXe siècle, joua un rôle principal dans la reforestation de la Californie, grâce au jardin de conifères qu’il y développa. Le trail n’est pas bien difficile ; le sentier est en fait une ancienne route qui mène jusqu’au Mont Wilson et qui était empruntée pour amener les équipements nécessaires au fonctionnement des télescopes qui s’y trouvent. Cependant, comme on est à flanc de montagne, il y a très peu de zones d’ombre avant d’arriver à la plaine, et on a pu constater à nos dépens que, en mai, le soleil commence à brûler. Résultat ? On ressemble maintenant à deux pivoines !

Ce dimanche, on a testé le Smorgasburg, un food market (en français, marché alimentaire, mais ça sonne tout de suite moins bien) qui s’implante à Los Angeles tous les dimanches. C’est un concept importé de New York – à l’exception qu’ici, il a lieu toute l’année, grâce à une météo clémente – et la nourriture proposée est sympa et variée 🙂

Advertisements

3 Comments Add yours

  1. Marie D. says:

    🙂
    Pensive et rêveuse comme toujours après la lecture de tes publications.
    Big zibouille de nous 3 à vous 2!!

    Liked by 1 person

    1. Curieuse grignoteuse says:

      🙂 Bisous

      Like

Leave a Reply

Fill in your details below or click an icon to log in:

WordPress.com Logo

You are commenting using your WordPress.com account. Log Out / Change )

Twitter picture

You are commenting using your Twitter account. Log Out / Change )

Facebook photo

You are commenting using your Facebook account. Log Out / Change )

Google+ photo

You are commenting using your Google+ account. Log Out / Change )

Connecting to %s