It was a beautiful day

Cette fin mai fut mouvementée pour nous. Évidemment, ça ne change pas grand-chose à d’habitude, parce que les weekends farniente, on ne connaît plus vraiment depuis qu’on vit aux States, mais on a des invités de sélection pour les deux prochains articles !

Tout d’abord, j’ai eu l’occasion d’enfin voir mon cadeau d’anniversaire. “Enfin” parce que je n’ai pas dû attendre deux petites semaines (mon annif, c’était le 6 mai pour ceux qui auraient oublié), mais bien cinq gros mois depuis le jour où j’avais réussi à décrocher deux places pour le concert du Best Irish Band Ever ! Quentin aurait bien aimé m’en faire la surprise, mais tenter de cacher à une fan la venue de son groupe préféré à seulement dix minutes de chez soi, c’est comme essayer de cacher un éléphant derrière une aiguille à tricoter (je sais, je suis trop forte en métaphores). Ce fameux dimanche, donc, nous sommes arrivés au Rose Bowl Stadium 1h30 avant le début (théorique) du concert. En longeant le stade, on croise quelques personnes agglutinées devant une entrée gardée par une équipe de sécurité. On interroge alors un des membres du staff qui nous dit que c’est l’entrée VIP et que donc, on est susceptibles de voir des stars comme Britney Spears (sic, sinon j’aurais évidemment choisi un autre artiste). On décide d’attendre un peu, mais au bout de dix minutes, j’avais déjà envie de partir pour plutôt tenter d’avoir une place le plus près possible de la scène. Quentin insiste cependant pour qu’on reste encore un peu, et quelques minutes plus tard, on voit apparaître quelques grosses voitures aux vitres teintées escortées par un escadron de police. Une fois à notre hauteur, une des fenêtres s’abaisse, et c’est le visage tout sourire de The Edge qui s’y dessine ! Les voitures entrent alors dans l’enceinte du stade, mais la dernière s’arrête pour laisser descendre Adam Clayton qui vient tranquillement à notre rencontre. Prise au dépourvu, je ne parviens qu’à faire une photo “de loin” (comprenez à trois mètres) avec mon téléphone, alors que le bassiste prend le temps de signer des autographes à la trentaine de fans présents.

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Je me retrouve toute chamboulée par ces visions, et on attend encore quelques instants avant de se diriger vers la Gate E, où se fait la General Admission. Une fois dans l’arène, on se fraye un chemin dans la foule déjà compacte, mais pas encore trop dense et, quand la première partie commence, je parviens à distinguer nettement The Lumineers qui se produit sur scène. Il faisait beau, il faisait chaud, et les ballades country pop du groupe invitaient à la détente. Bref, c’était sympa de profiter de cette atmosphère relaxante où les chansons vous restent en tête comme une drogue (et comme Ophelia) douce et légère.

Une fois la partie des Lumineers terminée, la foule s’est resserrée et, au milieu de cette masse dense, il commençait à m’être difficile de distinguer la scène. Quentin qui, avec se tête et demie de plus que moi, ne connaît pas ce problème, s’est abaissé à ma hauteur pour constater que, effectivement, je ne voyais pas grand-chose. Après moult réflexion, c’est décidé : la prochaine fois, je porterai des Buffalo ! En attendant, il fallait faire avec et jouer à la petite souris à la recherche des trous dans le gruyère (je suis trop marrante ce soir).
Finalement, U2 s’est fait attendre jusqu’à 21 heures pour nous livrer un concert de deux heures où, en plus d’avoir interprété l’intégralité de l’album de 1987 The Joshua Tree – y compris ‘Red Hill Mining Town’, qu’ils n’avaient jamais joué en live avant le début de cette tournée -, le groupe s’est attaqué à certains de ses plus grands titres (‘Sunday Bloody Sunday’, ‘Pride (in the name of love)’, ‘Elevation’, ‘Beautiful Day’, etc.). Cette tournée se veut plus intimiste, et le groupe a débuté la soirée sur une petite scène circulaire au milieu de la foule, avec pour seul jeu de lumières celui des spots qui venaient éclairer les quatre membres. Après trois morceaux d’anthologie, ils ont rejoint la scène principale qui, une fois éclairée par l’immense Joshua tree de métal qui la surplombe, ne paraît plus vraiment intimiste. On mesure alors à nouveau l’ampleur du stade, plein à craquer, qui comporte plus de 90 000 places assises… Malgré tout, U2 parvient à nous interpréter un superbe ‘Running to Stand Still’ en toute intimité, ou encore un ‘Mothers of the Disappeared’ vibrant d’émotions. J’ai aussi beaucoup aimé la nouvelle interprétation de Bono sur l’incontournable ‘With or Without You’, titre présent dans toutes leurs tournées et pourtant admirablement renouvelé.
En tout, ce sont vingt-et-un morceaux que le groupe a joués face à un public plutôt réservé. Car même si les Américains étaient présents en nombre et chantaient en chœur les titres les plus connus, il ne vivaient pas le concert avec leurs tripes, comme on le ferait en Belgique. Finalement, si j’ai beaucoup apprécié le show livré par U2, la soirée fut beaucoup moins forte en émotions que lorsque je les avais vus au Sportpaleis d’Anvers en octobre 2015, où la foule entière était dans le même état de transe.

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